Le Vaucluse sacrifie la pauvreté sur l'autel de la rentabilité.
La présidente du département, Dominique Santoni opère une logique de rentabilité sur le dos des plus pauvres.
L'intérêt économique est visé aux dépense de l'action sociale, sous couvert d'insertion professionnelle, Le triptyque du précaire (CAF, France Travail, Département) devient un calvaire de l'inégalité.
Quant à La République, elle oublie sa devise de « Liberté, Égalité, Fraternité » pour le profit, la domination et le mensonge. Il y a une légitimité malsaine de la caste dirigeante, qui dénigre la caste des invisibles et des laissés-pour-compte.
Combien de vies disparaissent du champ social et sont poussées à faire sécession avec la société ? Combien d'exclus se retrouvent poussés dans un système alternatif ?
Une fois de plus, la machine institutionnelle opère une fracture silencieuse ; rejetée par le marché de l'emploi, harcelés par les institutions censées les protéger, de nombreux citoyens finissent par disparaître des radars. Ils ne pointent plus, ne demandent plus rien, et glissent dans une invisibilité totale.
C'est une rupture du contrat social qui pousse inévitablement vers des systèmes alternatifs, qu'il s'agisse de l'économie de survie, de la solidarité informelle ou d'une marginalité totale qui peut conduire vers un drame absolu.
Le système crée ainsi ses propres fantômes, des hommes et des femmes dont l'existence même est niée par ceux qui nous gouvernent.
En sacrifiant l'action sociale sur l'autel de la rigueur budgétaire, le Vaucluse, à l'image d'autres territoires, ne fait pas que réaliser des économies à court terme.
Il détruit méthodiquement le ciment de notre cohésion nationale.


